Revue de presse Au diapason malgré le froid

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Au diapason malgré le froid

Article paru dans l'Echo Républicain du 20 décembre 2010

Chartres, hier. Musiciens et choristes ont offert un superbe concert de Noël à un très nombreux public.

Le mauvais temps n'a malheureusement pas fait mentir les prévisions météorologiques. Il faisait, dimanche après-midi, un froid de canard très hivernal bien qu'on soit encore en automne. Cela n'a pas empêché un public très nombreux de braver les éléments pour venir écouter le concert de Noël donné dans la cathédrale de Chartres en milieu d'après midi. Et, comme il ne faisait guère plus chaud à l'intérieur qu'à l'extérieur, inutile de préciser que personne n'a songé à enlever son manteau - que ce soit dans la nef archicomble ou sur les bas-côtés aux chaises pratiquement toutes occupées.

Cohésion technique

Il revenait à l'orchestre d'harmonie de Chartres de réchauffer l'atmosphère au moins dans les cœurs à défaut de pouvoir le faire pour les corps. Toujours sous la direction de René Castelain - son chef depuis 1997 - la formation a été à la hauteur de sa réputation. Avec d'autant plus de mérite que les instruments à vent n'apprécient guère les basses températures et ont tendance, dans ce cas, à changer allègrement de diapason. Heureusement, tout s'est bien passé et on a retrouvé avec grand plaisir la cohésion technique et artistique de musiciens toujours aussi convaincants. Que ce soit dans Haendel (Judas Macchabée), Corelli (concerto grosso pour la nuit de Noël) ou Jacob de Haan - compositeur néerlandais né en 1959. Ils ont été rejoints par sept chanteurs pour interpréter Jubilate de de Haan - une page superbe d'expressivité.

Sont venus ensuite neuf chants de noël avec la Maîtrise, la Schola de la cathédrale et l'orchestre. Des chants dont on ne sait pas toujours avec précision de quand ils datent ni d'où ils viennent mais qui font partie de notre mémoire collective et dont tout le monde connaît la mélodie et souvent les paroles. De vrais moments de plaisir partagés par tous grâce à La marche des Rois ("De bon matin, j'ai rencontré le train…"), Belle Nuit, Sainte nuit, Les Anges dans nos campagnes et Minuit chrétiens qui fut longtemps un morceau de bravoure pour les ténors.

Les voix des enfants, celles des adultes, la façon dont les instruments soutenaient les deux chœurs sans s'imposer à leur détriment ont contribué à faire de cette petite heure un pur moment de joie souriante. Signalons, au passage, l'excellente présence du triangle - trop souvent oublié, et celle d'un clarinettiste plus connu par sa fonction de préfet d'Eure-et-Loir : Lionel Beffre.

Y.B.

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